No. 04 — Hors-thème

La valeur relationnelle peut-elle être non instrumentale ?

Héloïse Leblanc, Collège Lionel-Groulx

Date de publication: 2026-06-01

Résumé

Au cœur du débat en éthique environnementale, on trouve l'opposition entre les valeurs intrinsèques et instrumentales. Puisque ces deux types de valeurs présentent chacun des forces et des limites, certains philosophes ont commencé à explorer une nouvelle avenue quant à la manière d'attribuer de la valeur à la nature. C'est de cette réflexion qu'émerge le concept de valeur relationnelle. De telles valeurs considèrent les entités non pas de manière isolée, mais comme faisant partie intégrante d'un vaste réseau de relations et de connexions. Mais que sont-elles réellement ? Peut-on véritablement affirmer qu'elles se détachent complètement des valeurs traditionnellement mises de l'avant en philosophie de l'environnement ? En effet, si l'humain s'inscrit lui-même dans cette toile de relations, les valeurs relationnelles sont-elles réellement indépendantes des valeurs instrumentales ? Cet article soutient que les valeurs relationnelles peuvent être non instrumentales, à condition de les comprendre comme étant fondées sur une éthique du lien et de l'interdépendance plutôt que sur une indépendance axiologique absolue.

Mots-clés: recherche au collégial, valeurs relationnelles, environnement, instrumentalité, identité

Télécharger en PDF

Depuis Aristote, la philosophie éthique procède à l’attribution de valeur à partir de deux concepts distincts. D’un côté, il y a la valeur instrumentale, qui est attribuée à des entités pour l’usage ou les bénéfices qu’elles procurent à un autre être Tallis et Lubchenco (2014). De l’autre côté, il y a la valeur intrinsèque, qui est attribuée à une entité pour elle-même Tallis et Lubchenco (2014). Cette dichotomie a structuré la philosophie environnementale et a donné naissance à des positions dites anthropocentriques, biocentriques et écocentriques, chacune définissant de manière différente la place de l’humain dans la sphère du vivant et cherchant à localiser d’une certaine façon la valeur morale au « bon » endroit (Brennan et Lo 2024).

Certains philosophes de l’environnement considèrent toutefois que, bien que cette dichotomie possède une puissance conceptuelle, elle ne parvient pas à prendre en compte la richesse, la diversité et la dynamique des liens qui unissent les humains et la nature ; ces arguments seront examinés au cours de cet article. Selon eux, l’attachement que certains êtres possèdent envers des lieux ou des paysages, par exemple, ne doit pas être réduit simplement à l’utilité ou à une valeur plutôt abstraite « en soi ». En fait, il repose plutôt sur des habitudes, des pratiques et même des identités qui se construisent au fil du temps. C’est donc dans cet espace de tensions éthiques qu’a émergé, au cours des dernières décennies, la notion de valeur relationnelle, qui figure notamment dans les travaux de Chan et al. (2016), de Muraca (2016) ou encore de Himes et Muraca (2018).

Parmi les questions cruciales qui demeurent en suspens, je me concentrerai sur la suivante : la valeur relationnelle peut-elle véritablement être non instrumentale ? En d’autres mots, existe-t-il des relations entre humains et nature au sein desquelles la valeur ne se réduit pas à ce qu’elle apporte à l’humain ? Ou, en revanche, la valeur relationnelle ne constitue-t-elle qu’une reformulation plus subtile de l’instrumentalité, puisque l’expérience humaine joue en quelque sorte un rôle central dans son émergence ?

Ainsi, dans cet article, je défendrai la thèse suivante : les valeurs relationnelles peuvent être non instrumentales, à condition de reconnaître que leur non-instrumentalité ne correspond pas à celle de la valeur intrinsèque classique. Elles ne reposent ni sur l’utilité ni sur une valeur indépendante de toute relation, mais plutôt sur une logique de signification, de réciprocité et de co-construction. De ce fait, cette spécificité fait des valeurs relationnelles non pas une valeur dérivée ou secondaire, mais bien une troisième catégorie axiologique à part entière.

Les limites de la dichotomie instrumentale et intrinsèque

La domination des valeurs instrumentales dans les politiques environnementales contemporaines est aujourd’hui largement documentée. Dans une approche de gestion axée sur les services écosystémiques, la nature est principalement envisagée comme un ensemble de fonctions destinées à satisfaire des besoins humains : production alimentaire, régulation climatique, loisirs, bien-être psychologique (Chan et al. 2016). Ainsi, cette approche favorise une logique de substitution, au sens où un écosystème peut être remplacé par un autre, pourvu qu’il fournisse des services équivalents.

Cependant, cette logique tend à effacer la singularité des lieux et des relations. Elle ignore les dimensions affectives, culturelles et identitaires qui lient les individus à leur environnement, ce qui contribue à une certaine dégradation des écosystèmes et donc de la nature entourant les êtres humains. Comme l’ont montré Tallis et Lubchenco (2014), une conservation exclusivement fondée sur l’utilité suscite difficilement un engagement durable et inclusif, c’est-à-dire un engagement qui reconnaît et intègre les perspectives des communautés locales et des citoyens, par exemple, dont les rapports à la nature ne sont pas réduits à des considérations purement utilitaires.

Généralement, les valeurs intrinsèques sont proposées comme correctif de cette réduction. En affirmant que la nature possède une valeur en elle-même, indépendamment de son utilité pour l’humain, elles ont permis de fonder des positions biocentriques et écocentriques assez fortes Piccolo (2017). Toutefois, cette approche n’est pas dépourvue de limites. Selon plusieurs critiques, elle demeure souvent abstraite, difficilement traduisible en pratiques concrètes.

Cette abstraction limite la portée politique de la valeur intrinsèque. En effet, elle peine à mobiliser les individus qui, n’étant pas nécessairement familiers avec ce concept parfois abstrait, ne se reconnaissent pas dans ce discours normatif détaché de leurs attachements vécus. Comme le souligne Muraca (2011), les approches morales modernes ont souvent du mal à rendre compte de la diversité des façons dont la valeur est vécue et expérimentée dans la vie quotidienne.

L’émergence des valeurs relationnelles

Les valeurs relationnelles se développent entre autres à partir de cette double insatisfaction. Elles ne cherchent pas à nier l’existence de valeurs instrumentales ou intrinsèques, mais à combler un angle mort conceptuel : celui des valeurs qui émergent dans et par la relation. Ainsi, le concept de valeur relationnelle désigne des valeurs qui ne résident plus exclusivement dans l’objet ni uniquement dans le sujet, mais dans le lien qui les unit (Himes et Muraca 2018).

Ces valeurs incluent donc des dimensions identitaires, culturelles, symboliques, eudémoniques et morales. Elles concernent, par exemple, le rapport à un territoire ancestral, à un paysage familier ou à une espèce emblématique. Ce qui est valorisé n’est pas l’entité isolée, mais la relation vécue, entretenue et transmise, selon le sens qui lui est attribué par les acteurs concernés Diver, Gould, et Skubel (2019).

Une caractéristique centrale des valeurs relationnelles est leur non-substituabilité, ce qui constitue une ressemblance avec l’une des caractéristiques importantes des valeurs intrinsèques. Une relation particulière ne peut être remplacée par une autre sans perte de sens. Cette propriété entre directement en conflit avec la logique instrumentale, qui est, elle, fondée sur l’équivalence fonctionnelle. En effet, contrairement aux biens instrumentaux qu’on peut échanger ou compenser, une relation spécifique avec un lieu, un arbre ou un animal ne peut être remplacée par un équivalent générique. Ce lien est unique, tout comme le sont nos relations avec des membres de notre famille ou des compagnons de vie Mattijssen et al. (2020).

Les valeurs relationnelles reposent également sur un principe de co-construction. La relation transforme à la fois l’humain et le milieu. Cette dynamique s’inscrit dans une philosophie processuelle inspirée notamment de Whitehead (1978), selon laquelle les entités ne possèdent pas d’essence fixe qui soit indépendante de leurs relations.

Valeurs relationnelles versus instrumentalité : y a-t-il une confusion conceptuelle ?

Une critique fréquente consiste à soutenir que les valeurs relationnelles demeurent fondamentalement instrumentales, puisqu’elles procurent en quelque sorte du bien-être, du sens ou même une stabilité identitaire à l’humain, ce qui implique une forme d’utilité (See, Shaikh, et L. Roman Carrasco 2020). Cette objection repose toutefois sur une confusion entre bénéfice et usage.

Le fait qu’une relation ait des effets positifs n’implique pas qu’elle soit instrumentale. Une relation d’amitié peut être bénéfique sans être valorisée en tant que relation d’usage. Ce n’est pas l’ami qui serait un moyen en vue d’une fin, mais plutôt la relation elle-même, cette dernière pouvant être reconnue comme étant une fin en soi. Dans le même ordre d’idées, le fait qu’un lieu façonne l’identité ou favorise l’épanouissement personnel ne signifie pas nécessairement que sa valeur repose sur son utilité.

L’instrumentalité implique une logique de moyen à fin, orientée vers un objectif externe à la relation. Toutefois, dans les valeurs relationnelles, la relation elle-même constitue le cœur de la valeur (Knippenberg et al. 2018).

Réciprocité, symbiose et interdépendance

Un argument central en faveur du caractère non instrumental des valeurs relationnelles réside dans la notion de réciprocité. Dans une relation authentiquement relationnelle, l’autre n’est pas traité comme un simple moyen. La relation engage une reconnaissance mutuelle et une responsabilité partagée (Diver, Gould, et Skubel 2019).

Cette idée résonne particulièrement avec la notion de symbiose, développée en écologie et reprise en philosophie environnementale K. A. Peacock et Brown (2011). Dans une relation symbiotique mutualiste, les entités qui sont en relation ne peuvent être comprises isolément. En effet, chacune contribue à l’existence de l’ensemble et en est transformée. Bien que ce type de relation n’exclue pas toute forme d’utilité réciproque — puisque le mutualisme implique une relation dite instrumentale de façon bidirectionnelle pour que chaque partie puisse en tirer des bénéfices —, il remet toutefois en question une conception strictement instrumentale et unidirectionnelle de la valeur. Il ouvre ainsi la voie à une éthique de l’interdépendance, qui porte une attention particulière aux dynamiques relationnelles plutôt qu’uniquement à la maximisation des bénéfices.

Lorsqu’elle est appliquée aux relations entre les êtres humains et la nature, cette approche permet de comprendre la valeur comme quelque chose qui se construit avec le temps, à travers des manières de vivre et d’agir ensemble, plutôt que comme une simple utilité ou comme une valeur abstraite.

Une catégorie axiologique distincte

Certaines valeurs relationnelles ne peuvent être adéquatement décrites ni comme instrumentales ni comme intrinsèques. Pensons par exemple à un territoire sacré pour une communauté autochtone ou à une rivière qui structure entre autres l’identité collective d’un peuple. La valeur de ces entités ne repose pas sur leur utilité fonctionnelle, mais bien sur une relation historique, culturelle et normative (Ono et Kai M. A. Chan 2023).

Ces valeurs imposent souvent des obligations morales : respecter un lieu, protéger une espèce, préserver un territoire. Ces obligations ne découlent pas d’un calcul d’intérêts, mais d’une reconnaissance du lien qui unit les parties. Il s’agit donc ici d’une valeur non instrumentale, mais également non intrinsèque au sens classique, tel que connu en philosophie, puisqu’elle ne repose pas sur des propriétés internes d’une certaine entité prise de manière isolée, mais bien sur la relation elle-même. C’est donc bien une valeur relationnelle.

Les valeurs relationnelles sont-elles anthropocentriques ?

Une critique persistante reproche aux valeurs relationnelles leur anthropocentrisme. Puisqu’elles émergent de l’expérience humaine, ne placent-elles pas encore l’humain au centre ?

Cette objection néglige deux éléments majeurs. Premièrement, les relations ne sont pas uniquement humaines. En effet, les écosystèmes eux-mêmes sont constitués de relations d’interdépendance entre non-humains (Leopold 1949). Deuxièmement, dans une perspective relationnelle, l’humain n’est pas un sujet souverain attribuant de la valeur de l’extérieur, mais plutôt un participant parmi d’autres dans un réseau relationnel plus large (Muraca 2016).

On peut ainsi parler en quelque sorte d’un écocentrisme relationnel, dans lequel la valeur est distribuée au sein du tissu relationnel du vivant, plutôt que localisée dans des entités isolées. En d’autres mots, tout interagit ensemble, en tout temps.

Peut-on concevoir des valeurs relationnelles complètement non instrumentales ?

Reconnaître que les valeurs relationnelles peuvent être non instrumentales ne signifie pas qu’elles soient entièrement détachées de l’être humain. Contrairement aux valeurs intrinsèques pures, elles existent toujours à travers une expérience vécue et un attachement.

Cette dépendance n’est toutefois pas une faiblesse. Elle constitue au contraire la force politique et éthique des valeurs relationnelles. Parce qu’elles sont au cœur de l’expérience, elles sont capables de mobiliser l’action, de susciter l’engagement et de transformer les pratiques Gilliand (2021).

Conclusion

Pour conclure, la question « la valeur relationnelle peut-elle être non instrumentale ? » invite en quelque sorte à repenser en profondeur la façon de concevoir la valeur de la nature.

Les valeurs relationnelles ne sont ni une simple extension de l’instrumentalité, ni un substitut de la valeur intrinsèque. Plutôt, elles constituent une troisième voie, celle-ci étant fondée sur la signification, la réciprocité, la co-construction, ainsi que l’interdépendance.

Alors, oui, les valeurs relationnelles peuvent être non instrumentales, à condition de prendre en compte que leur non-instrumentalité ne repose pas sur une indépendance absolue, comme le supposent les valeurs intrinsèques des entités, mais plutôt sur une certaine éthique du lien. Dans cette perspective, les valeurs relationnelles nous invitent à concevoir le monde auquel nous appartenons non comme une collection d’objets ou de ressources, mais comme un tissu relationnel vivant, au sein duquel la valeur émerge, se construit, se transforme et se partage.

Bibliographie

Batavia, Chelsea, et Michael Paul Nelson. 2017. « For Goodness Sake! What Is Intrinsic Value and Why Should We Care? » Biological Conservation 209 : 366‑76. https://doi.org/10.1016/j.biocon.2017.03.003.
Brennan, Andrew, et Norva Y. S. Lo. 2024. « Environmental Ethics ». Dans The Stanford Encyclopedia of Philosophy. Sous la direction de Edward N. Zalta et Uri Nodelman, Summer 2024. Metaphysics Research Lab, Stanford University.
Chan, Kai M. A., Patricia Balvanera, Karina Benessaiah, Mollie Chapman, Sandra Díaz, Erik Gómez-Baggethun, et Rachelle Gould. 2016. « Why Protect Nature? Rethinking Values and the Environment ». Proceedings of the National Academy of Sciences 113 (6) : 1462‑65. https://doi.org/10.1073/pnas.1525002113.
Diver, Sibyl, Rachelle K. Gould, et Kelsey Skubel. 2019. « Relational Values in Human–Nature Relationships : Reciprocity, Dignity, and Moral Standing ». Ecology and Society 24 (3) : 19. https://doi.org/10.5751/ES-11053-240319.
Gilliand, Christophe. 2020. « II. De l’éthique environnementale à l’écologie politique : le cheminement des vertus ». Dans Humains, animaux, nature., 367‑70. Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.pierr.2020.01.0367.
———. 2021. « Experiencing Values in the Flow of Events: A Phenomenological Approach to Relational Values ». Environmental Values 30 (6) : 715‑36. https://doi.org/10.3197/096327121X16141642287692.
Himes, Austin, et Barbara Muraca. 2018. « Relational Values : The Key to Pluralistic Valuation of Ecosystem Services ». Current Opinion in Environmental Sustainability 35 : 1‑7. https://doi.org/10.1016/j.cosust.2018.09.005.
Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. 2022. « Methodological Assessment of the Diverse Values and Valuation of Nature of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services ». Zenodo. https://doi.org/10.5281/zenodo.7687931.
Knippenberg, Luuk, Wouter T. Groot, Riyan J. G. Born, et Paul Knights Barbara Muraca. 2018. « Relational Value, Partnership, Eudaimonia : A Review ». Current Opinion in Environmental Sustainability 35 : 39‑45. https://doi.org/10.1016/j.cosust.2018.10.022.
Leopold, Aldo. 1949. A Sand County Almanac, and Sketches Here and There. Oxford : Oxford University Press.
Mattijssen, Thomas J. M., Wessel Ganzevoort, Riyan J. G. Born, Bas J. M. Arts, Bas C. Breman, et Arjen E. Buijs. 2020. « Relational Values of Nature : Leverage Points for Nature Policy in Europe ». Ecosystems and People 16 (1) : 402‑10. https://doi.org/10.1080/26395916.2020.1848926.
Muraca, Barbara. 2011. « The Map of Moral Significance : A New Axiological Matrix for Environmental Ethics ». Environmental Values 20 (3) : 375‑96. https://doi.org/10.3197/096327111X13077055110778.
———. 2016. « Relational Values : A Whiteheadian Alternative for Environmental Philosophy and Global Environmental Justice ». Balkan Journal of Philosophy 8 (1) : 19‑38. https://doi.org/10.5840/bjp2016813.
Ono, A. J., et D. R.Boyd Kai M. A. Chan. 2023. « Acculturation as an Ecosystem Service? Urban Natural Space Supports Evolving Relational Values and Identity in New Female Migrants ». People and Nature 5 (2) : 313‑25. https://doi.org/10.1002/pan3.10188.
Peacock, Kent. 1999. « Staying out of the Lifeboat: Sustainability, Culture, and the Thermodynamics of Symbiosis ». Ecosystem Health 5 (2) : 91‑103. https://doi.org/10.1046/j.1526-0992.1999.09914.x.
Peacock, Kent A., et Bryson Brown. 2011. « Symbiosis in Ecology and Evolution ». Dans Philosophy of Ecology. Sous la direction de Kevin De Laplante. Amsterdam : Elsevier.
Piccolo, John J. 2017. « Intrinsic Values in Nature : Objective Good or Simply Half of an Unhelpful Dichotomy? » Journal for Nature Conservation 37 : 8‑11. https://doi.org/10.1016/j.jnc.2017.02.007.
See, Su Choo, Salman F. E. A. Shaikh, et Wanggi Jaung L. Roman Carrasco. 2020. « Are Relational Values Different in Practice to Instrumental Values? » Ecosystem Services 46 : 101195. https://doi.org/10.1016/j.ecoser.2020.101195.
Tallis, Heather, et Jane Lubchenco. 2014. « Working Together: A Call for Inclusive Conservation ». Nature 515 (7525) : 27‑28. https://doi.org/10.1038/515027a.
Whitehead, Alfred North. 1978. Process and Reality : An Essay in Cosmology. Sous la direction de Donald W. Sherburne. New York : Free Press.